Restaurant lyon perrache : où bien manger près de la gare entre bouchons, brasseries et tables tendance

Restaurant lyon perrache : où bien manger près de la gare entre bouchons, brasseries et tables tendance

Manger autour de Perrache : bien plus qu’un simple repas entre deux trains

On a tous connu ce moment un peu stressant : valise à la main, œil rivé sur l’horloge de la gare, et une seule question en tête : où bien manger près de Perrache sans finir avec un sandwich tristounet ? Rassurez-vous, le quartier a bien plus à offrir qu’un café de hall de gare.

Autour de la gare de Lyon-Perrache, entre la place Carnot, le quartier d’Ainay et les premières passerelles vers la Confluence, on trouve un condensé de ce que la ville fait de mieux : bouchons typiques, brasseries spectaculaires, bistrots de quartier et tables plus créatives. Le tout à distance raisonnable des quais, même avec une valise à roulettes.

Je vous propose un petit tour d’horizon des adresses et ambiances à connaître pour transformer une attente de train en vrai moment lyonnais, qu’il soit 12h15, 21h ou 7h du matin.

L’adresse iconique : Brasserie Georges, la grand-mère gourmande de Perrache

Impossible de parler de restaurants autour de Perrache sans évoquer la toujours impressionnante Brasserie Georges. Située juste derrière la gare, côté Cours de Verdun, c’est un peu la grand-mère de la gastronomie lyonnaise : généreuse, bruyante, et terriblement attachante.

En poussant la porte, on a l’impression de remonter le temps : plafond Art déco vertigineux, serveurs en gilet noir qui filent entre les tables, bruit de vaisselle, odeur de sauce au vin… On s’imagine facilement des voyageurs du XIXe siècle poser leur valise ici avant de rejoindre le Sud.

La carte est à l’image du lieu : large, rassurante, très lyonnaise avec ce qu’il faut de clins d’œil à la tradition de brasserie. Parmi les incontournables :

  • Les choucroute et fruits de mer, pour ceux qui aiment voir arriver de vrais plateaux généreux.
  • Les classiques lyonnais : saucisson brioché, quenelles, pièces de bœuf avec sauce maison.
  • Les desserts rétro : profiteroles, îles flottantes, crêpes Suzette flambées en salle… spectacle garanti.

Ce que j’aime particulièrement à la Brasserie Georges, c’est son côté parfaitement approprié à un repas de transit : on peut y arriver avec une valise, la déposer au pied de la banquette, commander un plat solide, et être reparti en une heure si besoin. Le service est rôdé, habitué aux voyageurs pressés.

Deux conseils pratiques :

  • Aux heures de pointe (vendredi soir, samedi), pensez à arriver tôt ou à réserver, car l’affluence peut être impressionnante.
  • Prévoyez un peu de marge avec votre train : on vient ici pour profiter du spectacle, pas pour avaler un plat en 10 minutes.

Esprit bouchon à deux pas des quais : petites salles, grandes tablées

Si vous voulez vivre une expérience 100 % lyonnaise, poussez un peu plus loin que le parvis de la gare et partez vers le quartier d’Ainay, juste au nord de Perrache. En quelques minutes à pied, vous quittez l’agitation de la gare pour des rues plus calmes, bordées de belles façades et de petites tables au charme discret.

Ici, on trouve plusieurs bouchons typiques, ces petits restaurants où l’on sert une cuisine généreuse, souvent canaille, dans une ambiance conviviale. C’est le genre d’endroit où l’on discute facilement avec la table voisine, où les nappes sont parfois en papier mais les recettes, elles, sont sérieuses.

Parmi les adresses à noter dans ce secteur :

  • Le Poêlon d’Or (côté quartier d’Ainay) : un vrai bouchon comme on les aime, avec poêlons en cuivre, vieux cadres au mur et carte bien ancrée dans la tradition. Ici, on vient pour goûter une quenelle moelleuse, un tablier de sapeur ou un poulet au vinaigre bien balancé. Parfait pour un déjeuner ou un dîner avant un train tardif.
  • Café Comptoir Abel (un peu plus au nord, mais toujours accessible à pied depuis Perrache) : ce n’est pas techniquement dans la rue d’Ainay, mais dans le même esprit : un des plus vieux bistrots de Lyon, tout en recoins et salles boisées. On y retrouve la fameuse côte de veau à la crème, les tartes maison et les belles pièces de viande.

Un mot de prudence toutefois : un vrai bouchon lyonnais, ça se savoure. Entre l’entrée, le plat, le fromage (souvent proposé avec un petit mâconnais ou un saint-marcellin) et le dessert, le repas peut vite s’étirer. Si votre train part dans moins d’une heure, tablez plutôt sur un plat unique dans une brasserie.

Pour profiter pleinement de ce type de table :

  • Visez les services du midi si vous avez une correspondance en fin d’après-midi.
  • N’hésitez pas à demander des conseils au serveur : chaque maison a ses spécialités.
  • Gardez de la place pour le fromage, Lyon n’oublie jamais ce passage.

Brasseries et bistrots de quartier : efficaces, chaleureux, accessibles

Si vous cherchez quelque chose de plus rapide, sans sacrifier le plaisir, le secteur de la place Carnot est votre meilleur allié. À la sortie nord de la gare, vous tombez sur cette grande place arborée, souvent animée par des marchés, des terrasses et des cafés.

Tout autour, plusieurs brasseries et bistrots de quartier jouent la carte de la cuisine simple mais bien faite : plat du jour, steak-frites, salades copieuses, croque-monsieur revisité, desserts maison. On est dans l’esprit « cantine urbaine », avec le supplément d’âme lyonnais.

Que privilégier dans ce coin-là ?

  • Les brasseries avec ardoise du jour bien visible : c’est souvent là que l’on trouve la cuisine la plus fraîche et la plus spontanée.
  • Les petites terrasses qui donnent sur la place Carnot : idéal pour patienter avant un train, en regardant les Lyonnais filer à vélo ou à trottinette.
  • Les bistrots de la rue Victor Hugo, qui commence tout près de la gare et remonte vers le centre-ville : quelques tables proposent une cuisine bistronomique à prix encore raisonnables, avec des menus midi très attractifs.

C’est typiquement le secteur que je recommande si vous avez :

  • Une pause courte entre deux trains (45 minutes à 1h30).
  • Envie de manger en terrasse dès les beaux jours.
  • Un budget plus resserré, mais pas question de mal manger pour autant.

Un autre avantage : ces adresses sont souvent ouvertes en service continu l’après-midi. Pratique si votre train est à des heures un peu bâtardes (15h30, 16h…) et que votre estomac n’a pas lu l’horaire officiel du déjeuner.

Entre Perrache et Confluence : tables tendance et vues sur la Saône

Pour ceux qui ont un peu plus de temps devant eux, il serait dommage de rester collé à la gare. En quelques minutes à pied (ou un arrêt de tram), on rejoint le quartier de la Confluence, ce morceau de ville moderne posé entre Rhône et Saône, avec ses quais aménagés, ses bâtiments contemporains et ses terrasses au bord de l’eau.

Ici, l’offre de restaurants a clairement pris un virage plus tendance : cuisine du monde, concepts de partage, grandes terrasses au bord de la darse. C’est le terrain de jeu idéal pour transformer une simple escale en petit moment de vacances.

Quelques pistes à explorer :

  • Les restaurants de la darse de Confluence : plusieurs tables se sont installées au bord de l’eau, avec terrasses spacieuses, carte de saison, tapas à partager, poissons grillés et cocktails. Parfait pour un dîner de printemps ou d’été si votre train est tardif.
  • Les adresses intégrées au centre commercial Confluence : pratique les jours de pluie ou en hiver. On y trouve de la cuisine italienne, des burgers travaillés, des concepts asiatiques… Ce n’est pas le plus typique de Lyon, mais c’est efficace, ouvert en continu, et idéal avec des enfants ou des bagages.
  • Les tables plus créatives le long de la Saône, du côté des anciens docks : certains restaurants jouent la carte bistronomique, avec menus du jour soignés, beaux produits de saison, légumes mis à l’honneur et cartes de vins bien pensées.

Ce secteur est particulièrement adapté si :

  • Vous avez au moins deux ou trois heures devant vous.
  • Vous souhaitez prendre l’air après un long trajet, marcher un peu au bord de l’eau.
  • Vous voyagez à plusieurs et devez satisfaire des goûts très différents.

Petit conseil d’organisation : regardez bien l’horaire d’ouverture des restaurants tendance le soir, certains commencent le service vers 19h ou 19h30. Parfait pour un train de nuit ou un départ tardif, un peu moins si votre TGV est à 18h.

Petit matin, tard le soir : que faire hors des heures classiques ?

Perrache, c’est aussi ces trains de l’aube ou ces arrivées nocturnes où l’on se demande si la ville dort réellement. Bonne nouvelle : le quartier garde quelques ressources pour les lève-tôt comme pour les couche-tard.

Pour un petit déjeuner ou un café au saut du train :

  • Les cafés directement dans ou juste face à la gare, pratiques pour un croissant-café express avant de filer.
  • Les boulangeries de la rue Victor Hugo ou des rues adjacentes à la place Carnot, qui ouvrent tôt et proposent souvent formules petit déjeuner avec boisson chaude, jus et viennoiserie.

En soirée, si vous arrivez tard mais que vous refusez de finir sur un distributeur automatique :

  • Ciblez les brasseries ouvertes en service continu autour de la place Carnot, qui peuvent encore servir des plats chauds relativement tard.
  • Guettez les restaurants de Confluence ou des quais de Saône, certains maintenant un service plus tardif en fin de semaine, notamment le vendredi et le samedi.

Dans tous les cas, n’hésitez pas à vérifier rapidement en ligne les horaires du jour, qui peuvent varier selon la saison et les jours fériés.

Comment choisir son restaurant autour de Perrache selon son timing

Face à une telle diversité, comment être sûr de faire le bon choix, surtout avec une valise qui pèse et un horaire de train qui se rapproche ? Voici quelques repères simples pour vous orienter.

Si vous avez moins d’une heure :

  • Restez dans le périmètre immédiat de la gare et de la place Carnot.
  • Privilégiez une brasserie avec plat du jour ou un bistrot qui affiche des temps de service rapides.
  • Optez plutôt pour un plat unique qu’une entrée-plat-dessert.

Entre 1h30 et 2h :

  • Vous pouvez vous permettre un bouchon à Ainay ou un bistrot plus soigné.
  • Pensez à indiquer votre heure de train au serveur : ils ont l’habitude et adaptent souvent le rythme.
  • Gardez 20 bonnes minutes de marge pour revenir à la gare sans précipitation.

Au-delà de 2h :

  • Direction Confluence si l’envie de balade vous titille.
  • Laissez-vous tenter par une grande terrasse ou une cuisine plus créative.
  • Profitez-en pour flâner sur les quais, voir l’architecture contemporaine, et revenir tranquillement par le tram ou à pied.

Dernier point, mais pas des moindres : ne négligez pas le **temps de digestion**. Une vraie quenelle sauce Nantua ou une andouillette bien gratinée se savourent, mais se portent aussi. Si vous avez une longue route en train derrière, adaptez un peu votre commande… ou offrez-vous une sieste assumée en voiture 12, côté fenêtre.

Faire de Perrache une étape à vivre, pas seulement à traverser

Longtemps perçue comme une simple gare de passage, Lyon-Perrache est en réalité au cœur d’un petit écosystème gourmand qui mérite qu’on s’y attarde. Entre la Brasserie Georges en majesté, les bouchons d’Ainay où l’on retrouve l’âme de la cuisine lyonnaise, les brasseries vivantes de la place Carnot et les tables contemporaines de Confluence, chacun peut y trouver son ambiance et son assiette.

La prochaine fois que vous passerez par Perrache, essayez de vous offrir, ne serait-ce qu’une heure, pour pousser un peu plus loin que le hall des départs. Derrière les panneaux d’affichage se cache un vrai morceau de Lyon, où l’on mange bien, où l’on prend le temps, et où même un simple passage entre deux trains peut devenir un petit souvenir de voyage à part entière.