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Parcours street art lyon : itinéraires, quartiers à explorer et œuvres à ne pas manquer

Parcours street art lyon : itinéraires, quartiers à explorer et œuvres à ne pas manquer

Parcours street art lyon : itinéraires, quartiers à explorer et œuvres à ne pas manquer

Il y a des villes que l’on visite le nez en l’air pour admirer les façades Renaissance, et d’autres où l’on garde les yeux rivés aux murs pour dénicher le moindre pochoir, la moindre fresque cachée. Lyon fait les deux. Ici, le street art s’invite dans les traboules, longe les quais, grimpe les pentes et s’étale sur des murs d’immeubles entiers. Et si votre prochaine escapade lyonnaise devenait un véritable safari urbain, appareil photo en bandoulière et baskets aux pieds ?

Pourquoi Lyon est devenue un terrain de jeu pour le street art

On connaît Lyon pour ses bouchons, ses traboules et ses façades classées à l’UNESCO. Mais derrière cette image très “patrimoine”, la ville cultive depuis des décennies une vraie culture de la fresque et du muralisme. Ce n’est pas un hasard si l’un des premiers chocs visuels de nombreux visiteurs est le Mur des Canuts, cette gigantesque fresque en trompe-l’œil perchée sur les pentes de la Croix-Rousse.

Lyon a d’abord été pionnière dans l’art mural institutionnel grâce au collectif CitéCréation (les grandes fresques “officielles”), puis elle a peu à peu laissé de l’espace aux graffeurs, aux collectifs et aux artistes de passage. Résultat : des quartiers entiers sont devenus des galeries à ciel ouvert, où se croisent lettrages old school, collages poétiques, portraits hyperréalistes et grandes fresques colorées, souvent soutenus par des festivals comme Peinture Fraîche.

Dans les lignes qui suivent, je vous propose trois grands itinéraires pour explorer le street art lyonnais à pied, quartier par quartier. Ajoutez à cela quelques fresques monumentales à ne surtout pas manquer et quelques conseils malins, et vous aurez de quoi remplir une journée (voire un week-end entier) sans voir le temps passer.

La Croix-Rousse : le parcours street art le plus “lyonnais”

Si je ne devais choisir qu’un seul quartier pour initier un curieux au street art lyonnais, ce serait sans hésiter la Croix-Rousse. Ancien quartier ouvrier des canuts, il a gardé cette âme un peu rebelle, avec ses pentes abruptes, ses escaliers interminables et ses petits passages où l’on tombe toujours sur une surprise colorée.

Point de départ conseillé : station de métro Croix-Paquet (ligne C). De là, laissez-vous porter vers le haut.

Quelques étapes à ne pas manquer sur ce parcours :

Ce qui fait le charme de la Croix-Rousse, c’est ce mélange entre le lyonnais le plus authentique (les anciennes maisons de canuts, les vues sur la Saône) et cette énergie visuelle presque berlinoise sur certains murs. Ici, le street art ne se contente pas de décorer : il raconte l’identité d’un quartier autrefois ouvrier, aujourd’hui très créatif.

La Guillotière & le 7e : l’effervescence créative

De l’autre côté du Rhône, changement d’ambiance. La Guillotière, puis le 7e arrondissement, sont devenus en quelques années le terrain de jeu favori des collectifs de graffeurs et des festivals de street art. C’est ici que l’on trouve certaines des fresques les plus audacieuses et les plus contemporaines de la ville.

Point de départ conseillé : station de métro Guillotière (ligne D) ou arrêt de tram T1 “Université Lyon 2”.

Itinéraire recommandé pour une belle balade à pied :

La Guillotière et le 7e sont idéaux si vous aimez sentir une ville “en train de se faire”, avec des murs qui changent en quelques mois, des styles qui se répondent, se recouvrent, se confrontent. Ici, le street art n’est pas figé : il vit, se renouvelle, parfois se frotte aux débats urbains et sociaux du moment.

Confluence et Presqu’île sud : entre architecture futuriste et grandes fresques

Confluence, c’est le laboratoire urbain de Lyon : un ancien quartier industriel coincé entre Rhône et Saône, transformé en vitrine d’architecture contemporaine. Au milieu des cubes futuristes, des immeubles colorés et des docks réinventés, le street art s’est naturellement fait une place.

Point de départ conseillé : arrêt de tram T1 ou T2 “Hôtel de Région – Montrochet” ou arrivée par le vaporetto depuis le Vieux Lyon (quand il est en service).

À voir lors de ce parcours :

Prolongez la balade en remontant vers le centre de la Presqu’île : même si le secteur est plus “classique” architecturalement, quelques murs et pignons accueillent des œuvres plus institutionnelles, qui font le lien entre l’art urbain et l’urbanisme officiel.

Les fresques monumentales à voir au moins une fois

Lyon a une relation particulière avec la fresque monumentale. Avant même l’arrivée massive du graffiti, la ville s’est couverte de trompe-l’œil et de grands récits peints. Certaines de ces œuvres sont devenues aussi incontournables que la basilique de Fourvière pour les visiteurs.

À intégrer absolument dans votre parcours :

Ces fresques monumentales sont plus sage, plus cadrées, mais elles offrent un bel équilibre à un parcours street art : elles montrent comment Lyon a su faire cohabiter un art urbain “officiel” et une scène plus spontanée, parfois sauvage.

Conseils pratiques pour profiter au mieux d’un parcours street art à Lyon

Se perdre dans les ruelles à la recherche de fresques a un charme fou, mais quelques astuces permettent d’en profiter pleinement.

Si vous aimez préparer vos balades, certaines cartes collaboratives en ligne recensent une partie des fresques lyonnaises. Elles peuvent être un bon point de départ, mais laissez toujours une place à l’improvisation : c’est souvent là que naissent les plus beaux souvenirs.

Où dormir à Lyon pour un city-trip street art réussi

Pour explorer Lyon version street art sans perdre de temps dans les transports, l’emplacement de votre hôtel peut faire toute la différence.

Quelques zones à privilégier :

Pour rester dans l’esprit du street art, misez sur des hôtels à taille humaine, avec une déco un peu travaillée : certains établissements lyonnais jouent la carte arty, avec des œuvres contemporaines dans le lobby, des murs colorés, ou même des clins d’œil graphiques dans les chambres. Rien de tel qu’un petit-déjeuner face à une fresque ou un tirage photo d’artiste pour prolonger le voyage visuel entamé dans la rue.

Lyon se découvre facilement en un week-end, mais lorsqu’on commence à suivre les pistes laissées par les artistes sur les murs, le temps semble se dilater. On monte un escalier pour voir de plus près un visage peint, on traverse un pont parce qu’on a aperçu, de l’autre côté, une tache de couleur prometteuse. C’est cette manière de “se laisser guider par les murs” qui, à mes yeux, rend la ville si attachante.

Alors, la prochaine fois que vous poserez vos valises à Lyon, gardez un peu d’espace dans votre planning entre un bouchon, un musée et une balade au bord de Saône. Enfilez vos chaussures les plus confortables, chargez votre appareil photo, et laissez les façades vous raconter une autre histoire de la ville, celle qui s’écrit chaque nuit à la bombe, au pinceau ou au pochoir.

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