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Découvrir Lyon confluence : architecture contemporaine, shopping et promenades au bord de la Saône

Découvrir Lyon confluence : architecture contemporaine, shopping et promenades au bord de la Saône

Découvrir Lyon confluence : architecture contemporaine, shopping et promenades au bord de la Saône

Il y a des quartiers qui se découvrent comme on feuillette un livre d’histoire. D’autres, comme Lyon Confluence, ressemblent plutôt à un carnet de croquis : les lignes ne sont pas tout à fait figées, les couleurs débordent parfois, et l’on sent encore la main du dessinateur à l’œuvre. Entre Saône et Rhône, sur cette presqu’île longtemps industrielle, la ville s’est réinventée en laboratoire d’architecture contemporaine, de shopping urbain et de balades au fil de l’eau.

De port industriel à quartier manifeste

Lorsque je suis venu pour la première fois à Confluence, un dimanche matin d’hiver, j’ai eu une impression étrange : celle d’entrer dans une autre ville, tout en restant à Lyon. Les entrepôts et les rails de triage d’autrefois avaient laissé place à de larges esplanades, des façades colorées, des passerelles design… mais, au détour d’un quai, subsistait encore un vieux hangar comme un clin d’œil au passé.

Car avant d’être ce quartier tendance, Confluence était le cœur logistique de Lyon : port fluvial, usines, friches, voies ferrées. Pendant des décennies, on venait ici pour travailler, pas pour flâner. Puis la ville a décidé de faire de ce morceau de presqu’île un véritable symbole de reconversion urbaine : un écoquartier modèle, mêlant logements, bureaux, commerces, espaces verts et lieux culturels.

Aujourd’hui, se promener à Confluence, c’est voir cohabiter :

C’est ce mélange entre mémoire et futur qui donne au quartier son atmosphère particulière. Rien n’est complètement figé ; on a la sensation de voir la ville se construire sous nos yeux.

Architecture contemporaine : un terrain de jeu à ciel ouvert

Si vous êtes amateur d’architecture, Confluence est un véritable terrain de jeu. On pourrait presque y organiser un safari urbain, appareil photo en bandoulière, à la recherche des bâtiments les plus iconiques. Certains sont devenus des stars malgré eux, tant ils marquent le paysage lyonnais.

Impossible, par exemple, d’ignorer le fameux Cube Orange sur le quai Rambaud. Ce bloc perforé, signé Jakob + MacFarlane, attire le regard avec sa couleur éclatante et son étonnant évidement circulaire à l’angle. Lorsque le soleil est bas, la lumière vient s’y engouffrer comme dans un théâtre en plein air.

Juste à côté, son cousin, le Cube Vert, joue la même partition avec une teinte chlorophylle et des formes géométriques trouées. À chaque passage, j’y découvre un angle nouveau, un reflet différent sur la Saône, une façade découpée comme une dentelle contemporaine.

Quelques pas plus loin, ce sont les immeubles aux façades plissées, aux balcons qui avancent comme des boîtes, ou encore aux toits végétalisés, qui témoignent des ambitions écologiques du quartier. Beaucoup de bâtiments de Confluence répondent à des normes énergétiques exigeantes : panneaux solaires, récupération des eaux de pluie, isolation renforcée… L’architecture n’est pas qu’esthétique, elle se veut aussi vertueuse.

Autres points d’ancrage visuels :

Ce que j’apprécie particulièrement, c’est la façon dont l’espace public a été pensé : larges trottoirs, pistes cyclables fluides, placettes où l’on peut s’asseoir, bancs face à la Saône… Confluence ne se contente pas d’être photogénique, il se vit au quotidien.

Le shopping à Confluence : bien plus qu’un centre commercial

On ne va pas se mentir : pour beaucoup, le mot « Confluence » évoque d’abord son vaste centre commercial, posé comme un paquebot à l’extrémité de la presqu’île. Pourtant, ce serait réducteur de résumer le quartier à cela – même si, avouons-le, le lieu mérite qu’on s’y attarde.

Le centre commercial Confluence, avec sa grande verrière et ses passerelles intérieures, a été pensé comme un lieu de vie plus que comme une simple galerie marchande. On y retrouve les grandes enseignes internationales, bien sûr, mais aussi :

Ce qui fait la différence, ce sont ses espaces extérieurs. En sortant côté Saône, on se retrouve directement sur des terrasses en gradins, parfaites pour siroter un café au soleil, regarder passer les péniches et observer le ballet des promeneurs sur la promenade piétonne. Les soirs d’été, l’ambiance y est particulièrement agréable : la lumière se fait douce, les façades prennent une teinte dorée, et l’on comprend pourquoi tant de Lyonnais viennent ici en fin de journée.

Mais le shopping à Confluence ne s’arrête pas aux murs du centre commercial. En remontant vers le nord, on découvre peu à peu une constellation de lieux qui valent le détour :

J’aime ce contraste permanent : entrer dans une grande enseigne très connue, puis ressortir pour tomber, quelques minutes plus tard, sur une petite boutique indépendante abritée dans un ancien entrepôt. Confluence mélange les genres, comme elle mélange les époques.

Promenades au bord de la Saône : le luxe du temps qui ralentit

S’il y a bien une chose qui me fait revenir encore et encore à Confluence, ce sont ses promenades en bord de Saône. À Lyon, la relation à l’eau est essentielle, et ici, elle prend une dimension presque méditative.

Depuis le centre commercial, un chemin piétonnier part vers le nord et longe la Saône pendant plusieurs kilomètres. On y croise :

Tout au bout de la presqu’île, là où le Rhône et la Saône se rencontrent, se trouve une esplanade qui ressemble à un balcon ouvert sur le paysage. L’endroit est idéal pour faire une pause, observer les courants qui se mêlent et jeter un coup d’œil aux berges aménagées du Rhône, en face. Au coucher du soleil, la vue est particulièrement spectaculaire.

À mesure que l’on remonte le quai Rambaud, la promenade devient aussi un parcours architectural. On passe devant les cubes colorés, la Sucrière, les anciens docks métamorphosés en bureaux et lieux culturels, puis on rejoint progressivement le quartier de Perrache et, au-delà, le Vieux Lyon si l’on poursuit encore.

Les aménagements au bord de l’eau alternent entre espaces minéraux et jardins :

On peut volontairement perdre le fil du temps ici, en laissant simplement ses pas suivre le dessin des berges. À certains endroits, la Saône se fait si calme qu’on dirait un canal. Ailleurs, ce sont les péniches-restaurants et les bateaux de croisière qui animent la scène.

Le Musée des Confluences : vaisseau de verre et d’acier

Difficile d’évoquer Confluence sans parler de son monument le plus emblématique : le Musée des Confluences. Posé à l’extrémité de la presqu’île, ce vaisseau futuriste de verre et de métal semble hésiter entre atterrir et s’envoler. On l’aperçoit de loin, que l’on arrive par la route, par le tram ou par la rivière.

Au-delà de son architecture spectaculaire, le musée mérite amplement la visite pour son contenu. Ses expositions traversent les grandes questions de l’humanité : nos origines, notre relation au vivant, les mutations de nos sociétés. C’est un lieu à la fois scientifique, poétique et parfois déroutant, où l’on peut passer de la contemplation d’un fossile de dinosaure à celle d’un masque rituel d’un autre continent en quelques salles.

Même sans y entrer, le bâtiment est une expérience en soi :

J’aime y venir en fin de journée, quand la façade se teinte des couleurs du soleil couchant. On se sent alors vraiment au bout de la ville, à la lisière entre l’urbain et le fleuve, entre le bâti et l’horizon.

Ambiance de jour, ambiance de nuit

Confluence change de visage au fil des heures. En journée, c’est un quartier très actif : bureaux, étudiants, familles, chalands du centre commercial. Les lignes contemporaines se détachent nettement dans la lumière, les façades jouent avec les ombres, les terrasses sont animées.

Le soir, surtout aux beaux jours, tout se fait plus doux. Les éclairages mettent en valeur l’architecture, la Saône devient un miroir sombre traversé de reflets, les restaurants de quai s’emplissent de conversations feutrées. Les cubes orange et vert, éclairés de l’intérieur, semblent presque flotter.

C’est aussi un quartier de sorties culturelles. Entre la Sucrière, qui accueille expositions et événements, le musée, les cinémas du centre commercial et les cafés-restaurants, il y a toujours une raison de s’attarder. Certaines soirées de la Biennale d’Art ou de la Fête des Lumières transforment littéralement les quais en scène à ciel ouvert.

Comment profiter pleinement de Lyon Confluence ?

Pour apprécier Confluence, l’idéal est de le vivre comme une balade à étapes plutôt que comme une destination unique. Quelques idées pour organiser votre exploration :

Confluence n’est plus ce quartier « en devenir » dont on parlait il y a quelques années. Il est désormais l’un des visages les plus affirmés de la Lyon contemporaine, avec ses audaces, ses réussites, et ce mélange assumé entre ville et nature, béton et eau, patrimoine réinventé et architecture de demain.

Et le plus agréable, au fond, c’est cette sensation rare d’être au bout d’une ville, là où tout semble possible. Assis face à la confluence des fleuves, on a presque l’impression d’assister, en direct, à la rencontre de plusieurs Lyon : celle d’hier, celle d’aujourd’hui, et celle qui se dessine déjà sur les rives, à quelques pas derrière nous.

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