Balade à vélo lyon : circuits, locations et conseils pratiques pour découvrir la ville autrement

Balade à vélo lyon : circuits, locations et conseils pratiques pour découvrir la ville autrement

Il y a des villes qui se découvrent mieux à pied, d’autres en tram, et puis il y a Lyon… qui se révèle vraiment à vélo. Entre les quais aménagés, les traboules perchées sur les collines et les berges où l’on flâne au bord de l’eau, pédaler à Lyon, c’est un peu comme feuilleter un album photo en mouvement. On change de décor en quelques coups de pédale, on traverse les époques et les ambiances presque sans s’en rendre compte.

Dans cet article, je vous propose une vraie balade guidée : des idées de circuits à vélo, les meilleures options de location, et une foule de conseils pratiques pour profiter au maximum de Lyon… sans finir sur les rotules.

Pourquoi découvrir Lyon à vélo ?

Lyon a un avantage rare pour une grande ville européenne : elle est à la fois compacte et très bien aménagée pour les cyclistes. On passe en quelques minutes des quais du Rhône à la douceur des berges de Saône, du calme du parc de la Tête d’Or à l’effervescence de la Presqu’île.

À vélo, vous gagnez :

  • Du temps : traverser la ville d’un bout à l’autre prend souvent moins de 25 minutes.
  • De la liberté : on s’arrête quand on veut, là où une façade, une odeur de praline ou la vue sur les collines nous retient.
  • Des perspectives inédites : les quais aménagés offrent des points de vue que l’on ne savoure pas vraiment en bus ou en métro.

Et surtout, le vélo permet de relier des quartiers très différents en une seule journée : Vieux-Lyon, Confluence, Croix-Rousse, Part-Dieu, parc de la Tête d’Or… sans exploser votre budget transport ni votre planning.

Les plus beaux circuits à vélo pour explorer Lyon

Voici plusieurs itinéraires que j’aime recommander aux amis de passage. Certains sont très simples, d’autres un peu plus sportifs. À vous de composer votre propre « menu cyclo-lyonnais » en fonction de votre forme et de vos envies.

Les berges du Rhône : de la Guillotière à la Cité Internationale

Si vous ne deviez faire qu’une seule balade à vélo à Lyon, ce serait celle-ci. C’est l’épine dorsale cyclable de la ville, un long ruban au ras de l’eau, entièrement aménagé pour les piétons et les vélos.

Point de départ idéal : pont de la Guillotière, sur la rive gauche du Rhône.

Depuis là :

  • Descendez sur les berges et remontez vers le nord, direction parc de la Tête d’Or.
  • Vous longez successivement des péniches-bars, des terrasses, des espaces de jeux, des zones plus calmes où les Lyonnais viennent lire, courir ou simplement regarder couler le Rhône.
  • Avec un peu de chance, un musicien de rue ou un groupe d’amis en plein apéro improvisé vous accompagneront de leurs rires ou de leurs notes.

À ne pas manquer en chemin :

  • La vue sur la Presqu’île et Fourvière, surtout en fin de journée quand la lumière se fait dorée.
  • La passerelle de la Paix, qui mène vers la Cité Internationale et le musée d’Art Contemporain.
  • La remontée vers le parc de la Tête d’Or, parfait pour prolonger la balade.

Distance approximative : 6 à 8 km aller-retour selon le point de départ. Itinéraire presque entièrement plat, accessible à tous.

Tour des deux fleuves : Rhône, Saône et Presqu’île

Pour ceux qui aiment les boucles complètes, ce circuit permet de faire le tour de Lyon par ses deux fleuves, en alternant quais, passerelles et centres historiques.

Itinéraire suggéré :

  • Départ place Bellecour (facilement accessible en métro et en Vélo’v).
  • Rejoignez les quais du Rhône côté rive gauche et remontez vers le nord comme dans l’itinéraire précédent.
  • À hauteur du parc de la Tête d’Or, traversez vers la Cité Internationale.
  • Contournez celle-ci pour rejoindre les quais de Saône.
  • Redescendez tranquillement le long de la Saône, en direction du Vieux-Lyon.
  • Terminez sur la Presqu’île, entre Hôtel de Ville, rue de la République et Bellecour.

C’est un itinéraire qui mêle nature, architecture contemporaine, façades Renaissance et vie urbaine animée. Parfait pour une première découverte globale de la ville.

Distance approximative : 12 à 15 km selon les variantes. Toujours majoritairement plat.

Vieux-Lyon, colline de Fourvière et descentes panoramiques

Lyon, ce sont aussi des collines, et il serait dommage de rester uniquement en bas. Cela dit, votre mollet a son mot à dire. Sur cet itinéraire, je recommande souvent de monter autrement… et de redescendre à vélo.

Option 1 : monter en funiculaire, redescendre à vélo

  • Garez ou louez votre vélo près de la station de funiculaire Vieux-Lyon.
  • Montez à la basilique de Fourvière en « ficelle » (le surnom local du funiculaire).
  • Profitez de la vue spectaculaire sur toute la ville depuis l’esplanade de la basilique.
  • Redescendez à pied par les jardins ou les escaliers jusqu’au Vieux-Lyon, récupérez votre vélo, et partez serpenter dans les ruelles.

Option 2 : monter à vélo (pour les courageux… ou les vélos électriques)

  • Depuis la Saône, empruntez la montée Saint-Barthélémy ou la montée du Gourguillon.
  • La pente est sérieuse, mais les points de vue et le charme des ruelles compensent largement l’effort.

Une fois en haut, on peut longer les jardins, s’arrêter aux théâtres antiques, faire un tour jusqu’à Loyasse pour un panorama différent, puis redescendre en douceur vers le Vieux-Lyon.

Attention : certains pavés sont glissants par temps de pluie, et certaines rues sont étroites. Gardez une allure modérée, surtout à la descente.

La Croix-Rousse à vélo : entre traboules, pentes et canuts

La Croix-Rousse, c’est la colline des canuts, des ateliers de soierie et des pentes qui zigzaguent. À vélo, on alterne entre petites sueurs et grands sourires.

Itinéraire possible :

  • Depuis l’Hôtel de Ville, empruntez le boulevard de la Croix-Rousse par la montée de la Grande-Côte ou la montée de la Croix-Rousse.
  • Faites une pause au belvédère de la Grande-Côte pour admirer la vue sur les toits de Lyon.
  • Explorez les rues latérales, les places cachées (comme la place Colbert), et quelques traboules ouvertes.
  • Redescendez par les pentes, en direction de la Saône, pour une belle diagonale urbaine.

Astuces :

  • Un vélo électrique rend la montée très accessible, surtout si vous n’êtes pas habitué aux côtes.
  • Les rues sont parfois pavées et en sens unique : anticipez votre trajectoire, et n’hésitez pas à poser pied à terre dans les passages les plus raides.

Confluence : architecture contemporaine et friches réinventées

À l’extrémité sud de la Presqu’île, Confluence est un terrain de jeu idéal pour une balade à vélo moderne et dépaysante. Ici, les anciens docks côtoient des bâtiments à l’architecture audacieuse, le tout serré entre Rhône et Saône.

À faire à vélo dans le quartier :

  • Longer les quais depuis Perrache jusqu’au musée des Confluences.
  • Contourner le bâtiment spectaculaire du musée pour voir la confluence réelle des deux fleuves.
  • Explorer les passerelles, les terrasses et les esplanades du quartier rénové.

Le contraste avec les quartiers historiques est saisissant. En une balade, vous passez de la Renaissance au XXIᵉ siècle.

Où louer un vélo à Lyon ?

Bonne nouvelle : il est très facile de trouver un vélo à Lyon, que vous restiez quelques heures ou plusieurs jours.

Vélo’v : le système de vélos en libre-service

Vélo’v est le réseau de vélos en libre-service lyonnais. On les reconnaît à leur couleur rouge et grise et à leurs bornes réparties partout dans la ville.

Pourquoi choisir Vélo’v :

  • Idéal pour des trajets courts et spontanés.
  • Stations très nombreuses dans le centre et les quartiers touristiques.
  • Tarifs très abordables pour quelques heures ou une journée.

Comment ça marche :

  • Téléchargez l’application (ou utilisez la borne avec carte bancaire).
  • Créez un compte et choisissez une formule courte durée (1 jour, 3 jours…).
  • Déverrouillez un vélo à la station, roulez, puis reposez-le dans n’importe quelle autre station Vélo’v.

Pour une journée de balade ponctuée de pauses (musée, café, bouchon lyonnais…), Vélo’v est souvent le choix le plus simple.

Loueurs privés : vélos de ville, VTT et vélos électriques

Si vous préférez disposer du même vélo toute la journée (ou tout le week-end), tournez-vous vers les loueurs privés.

La plupart proposent :

  • Des vélos de ville confortables, parfois avec panier ou porte-bagages.
  • Des vélos électriques, très utiles pour Fourvière et Croix-Rousse.
  • Parfois des vélos cargo ou des remorques pour les familles.

Avantages :

  • Pas besoin de chercher une station libre à chaque arrêt.
  • Matériel souvent plus confortable que les vélos en libre-service.
  • Conseils personnalisés sur les itinéraires, adaptés à votre niveau.

Beaucoup de ces loueurs sont situés près des berges ou dans les quartiers centraux, non loin des grands hôtels et des principaux sites touristiques.

Vélos des hôtels et guesthouses

Certaines adresses lyonnaises, notamment les petits hôtels de charme et quelques maisons d’hôtes, proposent des vélos en prêt ou en location à leurs clients. C’est une option discrète mais très pratique.

Si vous êtes en train de choisir votre hôtel à Lyon, n’hésitez pas à vérifier :

  • Si des vélos sont disponibles sur place.
  • Si l’établissement propose un local sécurisé pour ranger votre propre vélo.
  • Si la réception peut vous fournir un plan des pistes cyclables ou des circuits conseillés.

Un hébergement bien placé, avec vélos à disposition, peut transformer un simple séjour en véritable parenthèse urbaine à deux roues.

Conseils pratiques pour pédaler sereinement à Lyon

On me demande souvent : « Est-ce que c’est compliqué de faire du vélo à Lyon quand on ne connaît pas la ville ? » La réponse est non… à condition de respecter quelques règles simples.

Choisir le bon moment de la journée

  • Matin : idéal pour des balades calmes, surtout sur les berges et dans les parcs.
  • Fin d’après-midi : la lumière est magnifique sur les façades et les collines, mais les quais peuvent être plus fréquentés.
  • Soir : Lyon illuminée est superbe, mais redoublez de vigilance, surtout dans les descentes de Fourvière ou sur les pavés du Vieux-Lyon.

Évitez si possible les heures de pointe en semaine sur les grands axes si vous n’êtes pas à l’aise dans la circulation.

Se repérer facilement

Lyon est une ville lisible : deux fleuves, deux collines, une Presqu’île centrale. Pour la navigation :

  • Utilisez une application de cartographie avec mode vélo (Google Maps, Komoot, etc.).
  • Les panneaux « Voies vertes » et « berges » vous guident naturellement vers les itinéraires les plus agréables.
  • Les hôtels proposent souvent des plans papier mettant en avant les pistes cyclables principales.

Respecter quelques règles de sécurité

Ça paraît évident, mais dans la beauté du paysage, on oublie parfois l’essentiel.

  • Cascques vivement recommandé, surtout si vous prévoyez de grimper sur les collines.
  • Restez sur les pistes cyclables quand elles existent, et adaptez votre allure dans les zones piétonnes.
  • Aux carrefours, les sas vélos (zone verte devant les voitures) sont là pour vous : utilisez-les.
  • La nuit, vérifiez vos éclairages et portez, si possible, un vêtement clair ou réfléchissant.

Et si une rue vous semble trop chargée, rien n’empêche de descendre du vélo et de marcher quelques mètres. On reste en mode balade, pas en contre-la-montre.

Quand venir à Lyon pour une escapade à vélo ?

Toute l’année, bien sûr, mais certaines saisons se prêtent particulièrement bien à la découverte cyclable.

  • Printemps : températures douces, floraisons au parc de la Tête d’Or, terrasses qui s’animent.
  • Début d’été : longues soirées le long des quais, ambiance festive, idéal pour combiner vélo et apéros au bord de l’eau.
  • Automne : la lumière dorée sur les façades, les feuillages orangés sur les collines, une période souvent magnifique.

L’hiver, les berges restent praticables, mais adaptez votre équipement : gants, écharpe, et couches chaudes. Le charme de Fourvière dans la brume a aussi son mot à dire.

Allier vélo, gastronomie et pauses culturelles

Lyon ne serait pas vraiment Lyon sans ses tables et ses musées. Le vélo devient alors un prétexte délicieux pour multiplier les haltes.

  • Entre deux coups de pédale, s’arrêter dans un bouchon pour un quenelle-purée, une salade lyonnaise ou une tarte à la praline.
  • Faire une pause musée : Musée des Confluences, Musée des Beaux-Arts, Musée Gadagne… tous sont accessibles en quelques minutes de vélo depuis les grands axes cyclables.
  • S’accorder une glace sur les quais de Saône ou un café en terrasse sur la Presqu’île avant de repartir vers un nouveau quartier.

Le vélo devient alors le fil conducteur de la journée, la manière la plus fluide de relier vos curiosités : une façade Renaissance repérée au détour d’une ruelle, une boutique de créateurs croix-roussienne, un parc ombragé aperçu depuis le pont précédent.

Et si vous logez dans un hôtel bien situé, il devient votre port d’attache entre deux virées à vélo : une douche, une sieste, puis vous repartez explorer une autre facette de la ville, guidé par les deux fleuves et le cliquetis rassurant de votre chaîne.

Que vous soyez cycliste aguerri ou simple flâneur sur deux roues, Lyon vous tend ses pistes, ses quais et ses collines. Il ne vous reste plus qu’à enfourcher un vélo et laisser la ville se raconter au rythme de vos coups de pédale.